Le chauffagiste réalise des prestations de services artisanales (installation, maintenance, dépannage de chauffage, climatisation, plomberie) et relève donc des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).
Le choix fiscal dépend de la taille de l'activité, du chiffre d'affaires et du projet de développement.
1.
Le régime micro-entreprise
Conditions : chiffre d'affaires ? 77 700 EUR (prestations de services, 2025).
Fiscalité : abattement forfaitaire de 34 % sur le chiffre d'affaires, imposition sur le revenu (IR).
Cotisations sociales : environ 22 % du chiffre d'affaires encaissé.
Avantages : simplicité administrative, idéal pour démarrer.
Limites : pas de déduction réelle des charges (véhicule, outillage, matériaux, assurances).
2.
L'entreprise individuelle (EI)
Fiscalité : imposition sur le revenu au réel BIC.
Option possible : impôt sur les sociétés (IS) avec le nouveau statut d'entrepreneur individuel.
Avantages : déduction de toutes les charges professionnelles, amortissement du matériel et du véhicule.
Limites : imposition personnelle lourde si bénéfices importants.
3.
L'EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée)
Fiscalité : IR par défaut, option IS possible.
Gérant majoritaire : cotisations sociales moins élevées que le régime général.
Avantages : optimisation possible entre salaire et dividendes, protection du patrimoine.
Limites : formalités plus lourdes que l'EI.
4.
La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle)
Fiscalité : IS par défaut, option IR limitée à 5 ans.
Président assimilé salarié : meilleure protection sociale mais cotisations plus élevées.
Avantages : idéal pour croissance, embauche de plusieurs techniciens ou développement multi-sites.
Limites : coût social et administratif supérieur.
5.
TVA
Le chauffagiste est soumis à TVA (20 % pour travaux classiques, 10 % pour rénovation énergétique sous certaines conditions).
TVA récupérable sur achats et investissements (véhicule utilitaire, outillage, matériel).
Régime réel simplifié ou réel normal selon le chiffre d'affaires.
6.
Optimisations fiscales possibles
Choisir l'IS pour lisser l'imposition personnelle si bénéfices élevés.
Optimiser rémunération entre salaire et dividendes en société.
Déduire toutes les charges professionnelles et amortir le matériel ou véhicules.
Crédit d'impôt transition énergétique (CITE) si travaux éligibles.